Nos arbres : un patrimoine vivant à protéger

Catégorie(s) : Cadre de vie

Avec ses 35 000 arbres implantés sur l’ensemble de son territoire, Saint-Maur possède l’un des patrimoines arborés les plus denses d’Île-de-France.

Avec ses 35 000 arbres implantés sur l’ensemble de son territoire, Saint-Maur possède l’un des patrimoines arborés les plus denses d’Île-de-France.

Faisant partie intégrante du patrimoine urbain, les arbres occupent une place primordiale à Saint-Maur. Symbole de durabilité et allié face au changement climatique et la pollution de l’air, l’arbre s’affirme chaque année un peu plus comme un axe cardinal de la biodiversité de la Ville. Étoffer sa trame arborée et en assurer sa pérennité par un renouvellement des essences en lien avec les évolutions climatiques font partie des enjeux prioritaires de la politique municipale.

Les chiffres clés

  • 35 000 arbres
  • 18 000 arbres d'alignement inscrits dans le PLU
  • 52 hectares d'espaces verts
  • 50 essences et variétés différentes
  • 58 arbres remarquables protégés par le PLU

À SAINT-MAUR, UNE TRAME VERTE RICHE ET PROTÉGÉE

À Saint-Maur, plus de 35 000 arbres sont répartis le long des voies, sur les bords de Marne, dans les parcs et les squares, dans les cours d’écoles, les complexes sportifs, etc. La Ville compte plus de 52 hectares d'espaces verts à entretenir. Elle abrite essentiellement des tilleuls, platanes, marronniers et érables ; néanmoins, plus d’une cinquantaine d’essences y sont représentées. L’entretien quotidien des arbres (arrosage, désherbage, petits abattages, etc.) est assuré par les agents municipaux dédiés aux espaces verts, tandis que les entretiens les plus importants tels que l’élagage, les abattages et replantations sont assurés par des prestataires via une procédure de marché public.

La préservation de ce patrimoine arboré constitue un enjeu important qui a été inscrit dans le plan local d’urbanisme (PLU). Depuis 2017, la Ville a pris soin d'y notifi er ses 58 arbres dits « remarquables » pour leur essence originale, leur port ou encore leur intérêt paysagé afi n qu’ils soient protégés. Sauf si un diagnostic phytosanitaire le préconise, ces arbres ne peuvent être abattus.

Principales essences rencontrées

Mais également des chênes, bouleaux, prunus, frênes, lilas des Indes, sophoras...

Entretenir, soigner et protéger : des missions clés supervisées par la Ville

L’entretien quotidien des arbres – arrosage, désherbage, petits abattages, etc. – est assuré par les agents municipaux dédiés aux espaces verts, tandis que les entretiens plus importants sont réalisés par des prestataires extérieurs via une procédure de marché public.

Un élagage respectueux de la biodiversité

Débutée début octobre, la campagne d’élagage se poursuit jusqu’au 31 mars prochain. Une période qui n’est pas choisie au hasard puisque, depuis 2018, la Ville s’est engagée à ne pas élaguer les arbres pendant la phase de nidification des oiseaux.
À Saint-Maur, afin de permettre à l’arbre une croissance la plus naturelle possible et pour sa pérennité, la Ville favorise le port libre, qui permet un développement plus important du houppier de l’arbre et offre ainsi une canopée plus efficace pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. La surface d’ombrage et la zone de rafraîchissement est appréciable notamment l’été et ce développement naturel contribue à préserver une plus grande biodiversité. Néanmoins, l’élagage en taille architecturée ou « plateau rideau», qui s’adapte aux contraintes imposées par les façades, l’éclairage public, la circulation des bus, etc. reste nécessaire. Il est pratiqué essentiellement le long des grandes avenues où sont concentrés les arbres d’alignement et concerne tous les quartiers de la ville.
Le budget dédié à l’élagage pour l’année 2022 s’élève à 700 000 € TTC.

L’entretien des pieds d’arbres

La gestion des pieds d’arbres est primordiale afin que les arbres puissent survivre en ville. Il est essentiel de veiller à ce qu’ils aient un apport suffi sant en eau, ce qui n’est pas un problème pour les arbres situés en bords de Marne ou dans les parcs.
En revanche,les contraintes sont beaucoup plus nombreuses pour les arbres plantés le long des voies et dont les sols sont moins perméables et les risques de détérioration plus importants. Lorsque les racines d’un arbre déforment la voirie et deviennent sources de chutes, le service des espaces verts peut procéder à une découpe des racines mais, dans la mesure du possible, l’objectif est de les préserver.

L'info en +

Ramassage des feuilles : c'est l'affaire de tous !

L’automne est là, les arbres se déshabillent peu à peu et les feuilles mortes jonchent le sol. Si autrefois, ces dernières se ramassaient à la pelle, aujourd’hui ce sont des moyens beaucoup plus modernes qui sont mis à la disposition des agents municipaux.
Entre octobre et jusqu’à mi-décembre, une trentaine d’agents des services des espaces verts et propreté procèdent au ramassage des feuilles mortes à l’aide de 2 aspire-feuilles et 7 balayeuses de voirie. À ces agents municipaux, viennent s’ajouter 5 employés saisonniers recrutés par le biais d’une entreprise d’insertion locale. Tous ensemble s’attèleront chaque jour à la mission de rendre les voiries propres. Pour rappel, comme pour le déneigement, il revient à chacun de balayer le trottoir devant sa porte comme le prévoit l’arrêté municipal du 8 février 2018.

Plus d'infos sur le programme de ramassage.

Bon à savoir : des parcs à feuilles seront mis à disposition des services techniques mais également des riverains. Ils se situent place de la Pelouse (côté rue Auguste Marin), quai Schaken, place Diderot (côté rue Clément), square de La Pie, à la Maison de la nature (77, quai de La Pie), place de Molènes, square Saint-Hilaire, rue Lafayette (face à la rue Marignan), place des Marronniers.
Ces enclos à feuilles se transformeront par la suite en parcs à sapins. 

LE CYCLE DE L'ARBRE EN VILLE : ENTRETENIR, ABATTRE, REPLANTER ET DIVERSIFIER

Le patrimoine arboré subit les effets du réchauffement climatique et, chaque année, la Ville constate des chutes de charpentières ou d’arbres entièrement morts en raison des épisodes de canicule ou suite à des tempêtes. Le renouvellement du parc arboré s’avère nécessaire pour remplacer les sujets vieillissants, fragiles, dangereux ou malades, mais également afi n d’adapter les essences au réchauffement climatique en variant les espèces et en choisissant des essences locales.

Abattage : un acte parfois nécessaire

Consciente de la dangerosité en raison du risque de chute que représente un arbre malade ou mort, la Ville mène un travail permanent de surveillance de son parc arboré. Atteint de parasite ou de maladie fongique, l’arbre fragilisé peut devenir un danger pour la population.
Après un repérage visuel des arbres malades par les agents municipaux de l’espace public ou après signalement par des riverains, un diagnostic phytosanitaire est effectué par une entreprise spécialisée. Si une décision d’abattage doit être prise, celle-ci est réalisée entre septembre et janvier pour permettre une replantation dans la foulée. Ces dernières années, plusieurs platanes ont été sévèrement attaqués par le phellin tacheté, un champignon lignivore qui engendre des dégâts irréversibles à l’intérieur des branches et du tronc. Autres menaces de plus en plus prégnantes en Île-de-France : le chancre coloré, qui tue les platanes en 2 à 5 ans seulement ; la chalarose du frêne, une maladie invasive causée par un champignon ; la maladie de la suie qui attaque les érables.
Suite à la chute d'arbres sur les bords de Marne, la Ville a mandaté une société afi n de réaliser un diagnostic phytosani-taire de l’ensemble des arbres situés sur les bords de Marne. Plusieurs arbres ont en effet été identifiés comme dangereux, morts ou dans un état préoccupant.

Pour un arbre abattu, un arbre replanté

À Saint-Maur, l’entretien du patrimoine arboré passe aussi par le renouvellement des arbres abattus avec pour principe fondamental « pour chaque arbre abattu, un arbre replanté ». Chaque année, un programme de replantations est élaboré par le service municipal de l’espace public. La campagne débute dans un premier temps par l’essouchage et la préparation de la fosse de replantation dans un second temps. 

Un arbre vous paraît malade ou mal entretenu ?

Vous pouvez le signaler en quelques clics aux services municipaux en cliquant ici ! 

Replantations : des essences adaptées aux enjeux climatiques et environnementaux

Le choix des essences pour les replantations est mené de manière pertinente en tenant compte de leur adaptation au milieu urbain et de l’évolution des conditions climatiques. Dans ce contexte de réchauffement climatique, la Ville se doit d’avoir une vision anticipée de son patrimoine arboré.

Si les replantations avec la même essence conservent l’harmonie végétale des rues et avenues, les agents municipaux de l’espace public ont introduit des essences plus originales et plus adaptées au milieu urbain contemporain dans les parcs et les squares. À titre d’exemple, un cedrella sinensis flamingo a été planté au square des 2 Lions, un jacaranda au stade Chéron ou encore un hibiscus tige avenue des Lacs.

C’est le cas également sur les bords de Marne où la Ville a prévu de planter une vingtaine d’essences différentes. Aulnes de Spaeth, saules blancs, saules marsault… feront partie des nouvelles essences qui jalonneront notre boucle de la Marne. Ces espèces ont été choisies car elles sont adaptées au sol et au milieu humide de bord de rivière. La Ville a également opté pour des paulownias dont la capacité de capter du CO2 est dix fois supérieure à la moyenne. Ces essences sont plus résistantes et leur diversification contribue à la biodiversité du milieu ainsi qu'à la limitation du risque de propagation des maladies.

Dernière mise à jour : 07 novembre 2022